Juste à temps

Livraison cadencée permettant de livrer un utilisateur au fur et à mesure de ses besoins.

Qu’est-ce que la méthode du juste à temps ?

Le « juste à temps » dont l’acronyme est JAT, dit aussi « gestion en flux tendu », consiste à ne s’approvisionner que lorsque les commandes prévisionnelles ou basées sur des ordres fixes parviennent à l’entreprise. La commande une fois connue, l’entreprise passe alors l’ordre d’achat des matières premières, des composants ou des marchandises utiles au détaillant. Ensuite, elle se fait livrer avec des temps de stockage limités ou nuls. Ce type de gestion s’avère efficace pour réduire à un niveau proche de zéro l’ensemble des stocks. Elle induit donc une réduction drastique des frais de stockage, tout en respectant les dates d’obsolescence des produits. À l’origine, cette méthode était utilisée au Japon dans les échoppes de petite taille incapable de présenter plusieurs produits en même temps. Elle induisait plusieurs livraisons par jour. Les pharmacies d’officine utilisent le juste à temps. Elles sont livrées tous les jours par un répartiteur.

Si les stocks sont la source principale du chiffre d’affaires, ils sont aussi générateurs de frais importants. Des stocks réduits nécessitent moins de place, de manutention, de transport, de mise au rebut, de décote financière et de sortie de trésorerie. Mais, pour parvenir à travailler efficacement avec ses clients et ses fournisseurs, la gestion des stocks en juste à temps exige de respecter des règles strictes :

  • Établir un prévisionnel le plus proche possible de la réalité des besoins en marchandises ou production ;
  • Minimiser les frais de transport et les temps de rupture de charge, en favorisant un sourcing local ;
  • Être absolument sûr de pouvoir livrer à temps des marchandises saines ;
  • Favoriser les horaires variables ;
  • Être pointu sur les processus de commande et les quantités commandées.

 

Les spécificités du juste à temps

La production en juste à temps ou flux tendu s’opère de deux manières différentes :

  • En flux dit poussé (push system) ou kanban, si la production se base sur un prévisionnel des ventes par nature aléatoires ;
  • En flux tiré (pull system), lorsque la production s’appuie sur des demandes effectives, donc sûres.

 

 Exemples et mise en pratique

La méthode du juste à temps, ses avantages et ses limites

  • Le juste à temps favorise une plus grande flexibilité des livraisons, avec réactivité et compétitivité.
  • Le dialogue est permanent entre les partenaires de l’entreprise : producteurs, assembleurs, logisticiens, fournisseurs, et enfin distributeurs. Le risque principal réside dans la rupture de chaîne.
  • Les prévisions de production sont dictées par le client à ses fournisseurs sur des temps différents : tout d’abord, des prévisionnels quantitatifs se basant sur le mois N+1, la semaine N+1, le jour N+1, les heures N+1. Ces prévisions présentent, si le cas l’exige, le détail des ensembles ou des sous-parties à livrer, c’est-à-dire des composants d’un produit.

Elle est la solution idéale pour limiter les pertes lors des transports, des dégâts lors de la manutention, la décote due aux phénomènes de saisonnalité ou aux dates de péremption. Le détaillant maximise ses marges en réduisant fortement ses frais. Seuls les produits déjà vendus sont achetés. Une garantie de bonne gestion de la trésorerie.

 

Les freins à l’adoption de la méthode juste à temps

La contrainte première est forte. Les coûts de stockage et les pertes n’étant plus impactés sur le bilan du détaillant, ils le sont, par contre, sur le fournisseur obligé de répondre à la production. Il doit, lui, stocker à minima sa production ou ses composants. De plus, la chaîne logistique doit être solide. La moindre rupture implique des retards difficiles à rattraper. La confiance réciproque dans la qualité des partenaires est essentielle à ce type de gestion. La méthode du JAT (juste à temps) est l’apanage des entreprises dont les commandes sont régulières.

 

Bases réglementaires

  • Le contrat de transport éventuel
  • Le contrat de vente
  • Sinon, la loi Orientation transports intérieurs, loi n° 82 - 1153 du 31 décembre 1982 qui crée une obligation de convention écrite