Acronyme pour Completely Built Unit, qui signifie Unité d’Assemblage Complète

Qu’est-ce que le CBU ?

Le CBU est une technique de production que l’on rencontre essentiellement dans l’industrie automobile et du transport. Il s’agit d’une technique d’assemblage qui a pour objectif d’optimiser les flux logistiques en interne. Le CBU permet notamment de répondre à une cadence spécifique en rapport avec le nombre d’unités à réaliser en un temps imparti.

Comme sa dénomination l’indique, ce type d’assemblage consiste à importer des produits finis ou des pièces déjà montées. La majeure partie ou la totalité de la production est donc faite dans le pays d’origine. Une fois la livraison effectuée à sa destination finale, les interventions sont réduites au strict minimum. Par exemple, le conditionnement ou, dans le cadre de véhicules, le stockage dans des entrepôts dédiés. On peut alors parler de « prêt-à-vendre ». Le principal objectif est de répondre à une demande constante ou croissante par le biais d’une offre de qualité et rapidement accessible.

Il existe d’autres techniques d’optimisation qui s’adaptent à des échelles de production variables. C’est notamment le cas du CKD (Complete Knock Down) et SKD (Semi Knock Down) qui usent de moyens différents par rapport au concept du CBU.

Les particularités du CBU en 5 points

L’application du CBU tient compte des réglementations internationales en matière d’importation. Différents droits et taxes peuvent être appliqués pour les entreprises qui choisissent la méthode CBU pour leur production. Selon le pays d’origine et la destination, le CBU peut être plus ou moins avantageux.

Concrètement, le CBU se définit par 5 grands points.

  • Il s’agit d’un mode d’assemblage qui permet de réduire les coûts de production dans le pays de destination.

  • La commercialisation de la marchandise est effective et immédiate.

  • La taxation peut se révéler élevée dans les pays émergents.

  • Afin d’être réellement profitable d’un point de vue économique, le système repose généralement sur une demande importante ou des commandes régulières.

  • Malgré les disparités logistiques et organisationnelles, les méthodes de production et les technologies ne diffèrent que très rarement d’autres techniques, comme le CKD ou le SKD. Cela permet de garantir la cohérence d’une production pour un même modèle tout en veillant à entretenir l’image de marque de l’entreprise.

Exemples et mise en pratique

Afin d’illustrer le principe du CBU, il convient d’évoquer les principales étapes de traitement.

  • Une entreprise choisit de localiser sa production dans un pays dans le but de réaliser son importation vers son pays d’origine ou son exportation vers une destination tierce.

  • La production est entièrement faite sur place pour minimiser les frais de gestion et de production en aval du projet.

  • La marchandise est livrée par un moyen de transport déterminé par la société elle-même ou un spécialiste du fret.

  • Livraison, opérations de manutention annexes et stockage sont effectués sur le site d’arrivée avant la mise en vente.

À titre d’exemple, un constructeur automobile japonais peut solliciter les compétences d’une usine d’assemblage en Thaïlande en vue d’acheminer ses véhicules vers un pays européen. La marchandise est prête à être vendue sans avoir à supporter une charge de production trop lourde sur le territoire de destination. Les coûts engagés doivent néanmoins tenir compte de la taxation locale relative aux imports CBU.

Le CBU en chiffres

Si le CBU reste un mode d’importation couramment admis en termes de mondialisation, il subit néanmoins une forte taxation dans certains pays en voie de développement. Les droits de douanes ou d’importation peuvent s’élever jusqu’à 30 % de la valeur initiale de la marchandise.

(Source : https://www.cioa.com/cnt/gt/tout-savoir-importation-cld-3212-81569-cat.html)

Bases réglementaires